Accueil - Home


L'Auberge Les activités Les arts Le Fjord Tarifs

L'Auberge
Les activités
Les arts
Le Fjord
Tarifs

 

Qu'est-ce qu'un fjord?

Un fjord se définit comme étant une vallée glaciaire envahie par la mer.

Parent (1990) le définit comme suit :

«Indentation profonde et étroite du littoral marin, bordée de falaises élevées, et résultant de l’envahissement par la mer d’une vallée en auge d’origine glacière».

Foucault et Raoult (1988), quant à eux, donnent au mot norvégien «fjord», la définition suivante :

«Golfe marin, étroit et allongé, aux parois abruptes, qui résulte de l’envahissement par la mer d’une vallée en auge creusée par un glacier».

Distribution géographique des fjords dans le monde

Parce qu’ils sont associés à l’œuvre des glaciers, les fjords sont généralement situés sous les hautes latitudes. Ainsi, on en retrouve notamment sur les côtes ouest de la Scandinavie, de l’Amérique du Nord et du Sud et de la Nouvelle-Zélande, de même que dans l’Arctique, en Islande et en Écosse.

Sur les côtes est de l’Amérique du Nord, il existe quelques fjords au Labrador, à Terre-Neuve et un seul dans le Maine, plus précisément sur l’Ile Mount Desert. Il y en aurait également un autre situé à New York, à l’embouchure de la rivière Hudson.

Pourquoi s’intéresse-t-on aux fjords?

En tant que milieux de transition et interface entre les environnements marins et continentaux, les fjords sont des milieux de recherche d’un grand intérêt pour beaucoup de spécialités reliées aux sciences de la terre, de l’eau et de la vie telles que la géomorphologie, la sédimentologie, la paléoclimatologie et la paléoécologie, la bio géochimie, l’océanographie ou l’écologie marine et estuarienne. Ils représentent pour plusieurs chercheurs de parfaits laboratoires naturels. Dans plusieurs cas, des chercheurs ont considéré les fjords comme des mini-océans dans lesquels il est relativement facile de quantifier tous les intrants et les extrants et de modéliser les processus.

Les fjords sont souvent des milieux de haute productivité biologique. Plusieurs jouent un rôle économique et social important comme zone de pêcherie et d’aquaculture mais aussi comme havre maritime et voie de navigation. De plus, les fjords présentent souvent des paysages spectaculaires et d’une grande beauté et de ce fait constitue une ressource récréo-touristique majeure.

A propos du fjord du Saguenay

Dans la littérature, le fjord du Saguenay est souvent considéré comme étant le fjord le plus méridional de l'est de l'Amérique du Nord, avec la mention qu'il possède tous les attributs d'un fjord nordique.

Le fjord du Saguenay avec près de 120 km de longueur, une largeur maximale de 3 km, une profondeur maximale de 275 m et un seuil profond de seulement 20 m, est considéré comme un fjord classique, autant du point de vue géomorphologique qu’océanographique. C’est en ce sens, un fjord tout à fait représentatif. Sa profondeur, celle de son seuil et sa largeur n’ont en soi, rien d’exceptionnel.

C’est plutôt sa longueur qui est exceptionnelle. Avec ses 120 km, il appartient à la catégorie des longs fjords faisant 100km ou plus en longueur. On connaît plus de 38 fjords appartenant à ce groupe dont au moins dix atteignent ou dépassent les 200 km. Sur la côte est de l’Amérique du Nord, le Saguenay est le plus long fjord, après le Complexe lac Melville-Hamilton Inlet. Le fjord du Saguenay par sa taille est donc représentatif des grands fjords du monde.

Il est aussi exceptionnel par l’ampleur de son bassin versant et de ses débits en eaux douces. Les eaux du fjord du Saguenay sont composées d’eau douce et d’eau salée. En effet, le fjord reçoit d’une part, une quantité d’eau douce provenant du Lac Saint-Jean et de ses nombreux affluents. D’autres parts, l’existence d’interactions importantes entre le fjord et l’estuaire du Saint-Laurent, lui amène un apport considérable d’eau salée.

Sa grande diversité faunique

Malgré son faible taux de production primaire, le fjord du Saguenay recèle une grande diversité faunique. Il contient en effet, de fortes biomasses zooplanctoniques. Ses eaux froides et riches en éléments nutritifs offrent un milieu marin favorable à une grande variété d'espèces fauniques.

D'après les études récentes, il y aurait 410 espèces d'invertébrés benthiques marins maintenant connus au fjord. Les taxons dominants sont : les amphipodes (27%), les polychètes (22%), les mollusques bivalves (10%) et les mollusques gastéropodes (10%).

D’autres part, on aurait constaté que le fjord du Saguenay contenait une proportion supérieure d’espèces ayant une distribution arctique (22%) à celle de l’estuaire (8%). Les 18 espèces arctiques exclusives au Saguenay seraient reliquales et la plupart d’entres elles auraient une capacité de distribution réduite. On mentionne la possibilité que les espèces arctiques exclusives au Saguenay aient déjà existé dans l’estuaire à la fin de la dernière glaciation, soit il y a environ 12 000 ans. Leur absence actuelle de l’estuaire serait donc liée à la disparition d’une association particulière entre des facteurs édaphiques et thermiques requis pour leur développement dans ce milieu, alors qu’elle y serait toujours présente au niveau du fjord du Saguenay.

Les poissons

On a répertorié dans le fjord du Saguenay, 59 espèces de poissons réparties en 23 familles, comparativement à 74 pour le secteur de l’estuaire du Saint-Laurent.

Les cétacés

Les baleines les plus fréquentes dans le fjord du Saguenay sont le béluga et le petit rorqual. Les endroits les plus fréquentés par le béluga à l’intérieur du fjord sont la baie Saint-Marguerite qui a souvent été signalée comme une aire de mise bas et l’embouchure du Saguenay qui semble être une aire d’alimentation.

Quant au petit rorqual, sa présence dans le Saguenay se manifeste notamment, à l’embouchure et il remonte régulièrement le fjord jusqu’au cap de la Boule, situé à environ 3 km en amont. De plus, il paraîtrait qu’il n’est pas rare de pouvoir l’observer encore plus en amont, soit à la hauteur de baie Saint-Marguerite et même jusqu’à Saint-Fulgence.

La faune ailée

La faune ailée est moins diversifiée que la faune aquatique, sauf pour quelques embouchures de rivières tributaires et les battures de Saint-Fulgence qui comportent une richesse faunique importante. On aurait répertorié un total de 118 espèces dans ce secteur. Le parc du Saguenay possède une liste des oiseaux retrouvés dans les secteurs de Rivière-Éternité et de Tadoussac. Cette liste répertorie un nombre total de 161 espèces réparties dans 41 familles.

Quant à la densité d’oiseaux relevée à l’embouchure du Saguenay selon les saisons, il y aurait plus de 10 000 oiseaux pour chaque 10 km linéaire à l’automne et à l’hiver. C’est donc dire que l’embouchure du Saguenay représente une aire d’hivernage importante. Étant libre de glace durant la saison hivernale, cela permet l’observation de plusieurs espèces de canards dont une grande concentration de canards noirs. Enfin il semblerait que Tadoussac occupe une position géographique stratégique par rapport à la migration des rapaces. Plusieurs espèces peuvent être observées.

La faune terrestre

Contrairement à la faune marine qui suscite un attrait marqué, tant chez le public que chez la clientèle scientifique, l’intérêt pour la faune terrestre semble plus discret. Cette faune a certe joué un rôle crucial dans le passé, non seulement à titre de moyen de subsistance, mais aussi dans le développement d’un important commerce de fourrures entre les Européens et les Amérindiens. Aujourd’hui, elle est davantage considérée comme étant un élément récréatif que l’on se plaît à observer, notamment lorsqu’on est en randonnée pédestre. Certains mammifères habitant le parc du Saguenay sont très prisés des visiteurs. Il s’agit, entre autres, du castor, de l’orignal et de l’ours noir.

La flore

Le type de végétation de la région du fjord du Saguenay est influencé par une différence d’altitude entre le bord des cours d’eau et le haut des plateaux. Ce qui conduit à l’existence de deux types de végétation. Les hautes terres de la région se retrouvent sur les massifs montagneux des Laurentides et des monts Valins. Par conséquent, le climat caractéristique de ces sommets est très rigoureux et le sol déposé suite à la dernière glaciation est très mince et acide. Ces conditions ont donc entraîné l’implantation de la forêt boréale : épinette noire, épinette blanche, sapin baumier, pin gris. Pour ce qui est des feuillus rencontrés, le bouleau blanc et le peuplier faux-tremble constituent des espèces pionnières qui finissent par céder la place aux essences conduisant à la forêt mature, laquelle est composée majoritairement de conifères.

En ce qui a trait aux basses terres de la région, le climat est plus doux et le sol est plus riche en humus. C’est ainsi que la forêt laurentienne s’y est établie. En plus des essences forestières rencontrées dans les hautes terres, on retrouve le bouleau jaune, le pin blanc, le pin rouge, le frêne noir, l’érable rouge et l’érable à sucre.

Dans un inventaire de la végétation et de la flore des quatre secteurs du parc du Saguenay, près de 450 espèces vasculaires ont été recensées.

Le fjord à vol d'oiseau

Ses îles

Le fjord du Saguenay comprend quelques îles, notamment dans le secteur situé entre l'anse du Petit-Saguenay et la baie Sainte-Marguerite. On y retrouve entre autres, l'île Saint-Louis et l'île Saint-Barthélémy. Il est intéressant de remarquer que les îles présentes dans le Saguenay, sont localisées près des rives du fjord. On considère qu’elles correspondent à d’anciennes collines qui longeaient les rives du Saguenay et étaient situées dans des zones de fractures et des lignes de cassures, lesquelles auraient été érodées, entraînant ainsi la formation d’îles.

Une deuxième hypothèse pour expliquer la présence de ces îles serait liée à l’effondrement du lit du fjord du Saguenay. Lors de cet événement, il y a de cela 190 à 175 millions d’année, certaines sections du lit se seraient enfoncées de manière illégale, à des profondeurs différentes par rapport à celles d’autres sections du lit et, possiblement à des moments différents.

Une dernière hypothèse veut qu’au cours des périodes glacières du Quaternaire, des sections du lit composées de roches plus résistantes et situées à des profondeurs moindres, auraient résisté à l’action des glaciers.

Ses rives

Le fjord du Saguenay comporte de superbes falaises abruptes. Il est aussi jalonné par plusieurs anses et baies. Bien qu’elles soient peu favorables au développement de milieux humides, les rives du Saguenay possèdent toutefois quelques battures et marais, notamment à Saint-Fulgence, à la baie Éternité, à l’Anse-Saint-Jean, à la baie Sainte-Marguerite, à la Pointe à Passe-Pierre et dans le secteur de Tadoussac.

Les grottes

Les rives escarpées du fjord recèlent quelques grottes, notamment entre le Cap de la Boule et Tadoussac. Il est difficile de déterminer de façon précise les étapes qui ont concouru à la formation naturelle de ces grottes. Selon Brassard (1961), elles sont localisées en pleine montagne laurentienne, dans des roches ignées et métamorphiques de l’âge précambrien où dominent les roches granitoïdes et les gneiss. Le même auteur signale que ces grottes sont sans doute le résultat de la désagrégation naturelle des rochers, mais il ajoute qu’il est fort plausible que leur origine soit associée à des fentes et des cassures étant donné la présence de multiples failles en plusieurs endroits sur les parois du fjord du Saguenay. D’ailleurs, d’après les observations signalées, plusieurs de ces grottes sont situées au sommet d’un talus d’éboulis et présentent des fissures. La dissolution de veines de calcite par les eaux d’infiltration constitue une autre hypothèse possible pour expliquer la formation de ces grottes. Enfin, il semblerait qu’il existe plusieurs abris semblables tout au long des rives du Saguenay.

Les plages

Les plages sont très rares en bordure du fjord du Saguenay. Les secteurs de baie Éternité, de baie Sainte-Marguerite, de l’anse Saint-Étienne et de Tadoussac sont pratiquement les seuls endroits où l’on retrouve des plages. Les eaux sont très froides et le fond est composé d’argile recouvert de sable.

Les deltas

Certaines des rivières se jetant dans le fjord du Saguenay forment un delta où l’on retrouve des accumulations importantes de sédiments causées par la rencontre des eaux provenant à la fois des rivières et des baies. Signalons en particulier, le delta des rivières Éternité, Saint-Jean, Saint-Étienne et le delta de la rivière Sainte-Marguerite qui est le plus vaste et le plus saisissant.

Les terrasses

Les terrasses que l’on aperçoit à plusieurs endroits sur le territoire du parc du Saguenay sont des terrasses d’origine fluvio-glaciaire ou marine. Les premières sont composées essentiellement de sédiments fluvio-glacières et les secondes comportent principalement des sédiments marins. Ces terrasses ont été formées par le retrait des eaux, suite au redressement du continent après la dernière glaciation. Puisque ce redressement s’est produit par étape, il y a eu formation de terrasses étagées, donnant l’apparence d’escaliers conçus pour des géants. Elles sont présentent tout au long du fjord du Saguenay dans les vallées affluentes, telles que le secteur de baie Sainte-Marguerite, ainsi que sur la rive sud de la baie des Ha! Ha!. Les terrasses situées dans le secteur de Tadoussac sont particulièrement imposantes. Des dunes de sables se sont développées sur ces dernières.

retour à l'accueil

Tarifs

 

FRANÇAIS
ANGLAIS
ALLEMAND

(877) 272-3180

Tarifs 2006-2007




Dernière mise à jour 18 janv. 2009 S@gtek-info
questions ou commentaires : messages@auberge-des-cevennes.qc.ca

294,rue Saint-Jean-Baptiste, L'Anse-St-Jean, Québec   GOV 1J0
Téléphone (418) 272-3180   Sans frais 1 (877) 272-3180
Télécopieur (418) 272-1131